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A ne pas faire en SEO Part. II

Après la première partie, voici le deuxième petit article sur les erreurs classiques en référencement! Comme l’article précédent, il s’agit des bases, mais pourquoi parler des bases d’ailleurs? Car tout le monde n’a pas découvert le référencement il y a 10 ans, car certains doivent mettre en place les stratégies et d’autres n’ont pas forcément les mains dans le cambouis.  Par exemple, ils doivent gérer une agence, donc autant connaitre le « minimum syndical ». Et puis aussi car des chefs de projet liront peut être cet article et que de leur coté, ils se doivent d’intégrer le SEO sans pour autant connaitre tous les détails de notre métier, notre passion.

Ne pas penser global

Le positionnement est un moyen, pas une fin. Un moyen de faire du chiffre d’affaire et c’est ce que souhaite le client. Sinon pourquoi investirait-il? D’ailleurs, à quoi sert d’être premier sur une requête qui ne génère pas de trafic et de leads? Penser uniquement en termes de « ranking » est à mon sens une erreur.

Dans le même registre, on est clairement aujourd’hui dans un environnement SEO global, où tous les contenus et supports doivent être optimisés. Penser uniquement en termes de pages web est une erreur. On le voit bien sur certaines requêtes où une multitudes de contenus peuvent être positionnés : pages web, images, vidéos, one-boxes, actualités…

D’ailleurs, sur d’autres requêtes les premiers résultats naturels sont peu visibles, parfois même sous la ligne de flottaison, de part l’omniprésence des résultats Adwords, voire Google Shopping.

Page de résultats sur Google

La pub rend le 1er résultat peu visible, sur certaines pages de résultats Google

Solutions : Tout optimiser, varier les mots clés ciblés et utiliser les différents leviers à disposition. Penser ROI plutôt que de penser uniquement en termes de positionnement.

Penser ponctuel

Mais tu as vraiment du travail tous les jours en référencement? Oui, le SEO n’est pas une discipline ponctuelle. Un site vit, il grandit, il évolue, parfois il est malade (404 et j’en passe…), des fois il migre, souvent il faut faire de légers ajustements. D’ailleurs, sur certains projets, le nombre d’intervenants pouvant modifier un site est énorme, donc le risque d’erreurs qui peuvent impacter le positionnement est important. Le travail d’un chargé de référencement est large, comme vous pouvez le voir sur cette image concernant le périmètre du SEO et de ce fait, ce n’est pas du tout une action ponctuelle mais bien une stratégie à définir et à suivre au jour le jour.

Solutions : Démocratiser le référencement coté client et envers les équipes internes. S’ils ne comprennent pas un minimum les enjeux et les leviers, vous allez rapidement parler à un mur. La technique de « perroquet » est efficace, usante dans certains cas, mais il faut le faire.

Ne pas penser à l’utilisateur

Le client est R.O.I. Car c’est bien lui qu’il faut séduire au final. Hormis concernant un MFA ou un site bien monétisé, Google est notre intermédiaire, il nous envoie du trafic. En gros, il faut penser dès le départ du projet à faire un site {USER|SEO}-friendly, car c’est bien l’internaute qui achètera chez vous… ou chez votre concurrent. Donc il faut lui servir un cocktail de fonctionnalités et de services intéressants, une once de concept pour sortir de l’ordinaire, une touche de design soigné, saupoudré d’une bonne dose de rapidité tout en donnant aux moteurs un site facilement indexable, codé proprement, techniquement irréprochable pour favoriser le crawl, lui faire comprendre de quoi on parle, sans l’assommer avec une répétition abusive de mots clés et lui montrer que les « humains » aiment le site à travers le liens et les réseaux sociaux.

Solutions : Ne pas penser uniquement aux moteurs. Il faut certes optimiser un site mais sans un service utile à l’internaute, cela va être compliqué de réussir sur la toile. Le SEO doit jongler entre ces deux cibles…et entre une multitude d’interlocuteurs pour que tout fonctionne.

Appeler un référenceur en cas de coup dur

Quoi de neuf doc? Allez de temps en temps chez le médecin plutôt que d’attendre un problème plus grave pour aller aux urgences, n’est peut-être pas une solution idiote. En référencement, c’est finalement presque pareil. L’exemple du client qui connaissait tout pour bien se positionner, qui s’est reposé pendant que Google évoluait, qui a tout perdu et qui souhaite donc se rendre…aux urgences.

Sans extrapoler autant, cela peut être également le cas lorsque l’on ne vous consulte pas en amont et que les personnes responsables du site ne comprennent pas pourquoi ils ne trouvent pas leur site dans les pages de résultats.  Et sinon le site est indexé? N’auriez-vous pas interdit l’exploration du site aux crawlers? Bloqué les pages à l’indexation? Utilisé une technologie bloquante? Avez-vous bien fait le plan de redirections? Et surtout, avez-vous encore du budget pour faire passer des évolutions ou bien tout le budget à été utilisé pour lancer un site mort-né?

Solutions : Intégrer le référencement en amont, dès les phases d’appels d’offres, cadrer le projet, inscrire toutes les spécifications SEO au contrat et ne pas penser que le référencement « se fera tout seul ».

Penser détenir la vérité

The truth is out there. Dans le référencement et certainement comme dans beaucoup de « jeunes métiers », on trouve toutes sortes de « professionnels » qui pensent détenir la vérité, la recette secrète, l’optimisation qui va faire ranker le site en quelques secondes. Bref. Des experts, il y en a peu, enfin à mon sens. On évolue quand même dans un environnement changeant (SMO, moteurs verticaux, rich-snippets…), même si les bases (contenus, titles, liens, crawl…) restent les mêmes depuis quelques années. En effet, le contexte du référencement évolue et il y a beaucoup de facteurs à maîtriser propres à notre cher et tendre Google, mais pas uniquement dans la mesure où le SEO va avoir des impacts sur une entreprise au sens large : Marketing, IT, Publicité et encore beaucoup d’autres entités.

Les experts référencement

« Expert » … | Source : One Chapter A Day

Si l’on prend en compte tous les types de sites, les différentes thématiques et les degrés de concurrence, en fait, l’environnement global d’une entreprise que cela soit online ou offline, il me parait difficile d’avoir « tout vu », « tout fait » et « tout connaitre ». Un référenceur peut être très bon sur une niche concurrentielle mais peut avoir de grosses difficultés face à un grand compte et tous les processus que cela implique. Personnellement, j’apprends régulièrement des petites choses, c’est d’ailleurs pour cela le référencement est intéressant et qu’il est important d’assister à des évènements comme TeknSEO ou le SEO High Level, cela permet de voir autre chose, confronter les avis, d’avancer dans le petit monde du SEO et c’est motivant.

Solutions : Remise en question et évolutions.

En savoir plus?

N’hésitez pas à lire la partie 1 des erreurs classiques en SEO.

Killian Kostiha, 27 printemps, SERP addict, curieux et passionné, je suis consultant en référencement à Paris dans une agence web, Spikly. Je partage ici quelques articles sur le référencement, le SMO, des bases et des outils pratiques pour mieux gérer un site Internet.

7 Responses to “A ne pas faire en SEO Part. II”

  1. Trefle dit :

    L’analogie avec la médecine est très bien vue.

    En occident, on va chez le médecin lorsqu’on est malade. On est alors dans une attitude passive et dominée de consommateur. On repart avec une jolie prescription et des médicaments à prendre chez le pharmacien.

    La médecine chinoise repose sur un principe complètement différent : on va chez le médecin régulièrement et on lui fait part des tracas du quotidien. Il ajuste alors quelques petites choses, soit avec sa pharmacopée, soit avec des soins comme l’acupuncture. Il donne des conseils sur l’alimentation, les points à surveiller… Sa « prescription » repose sur l’observation régulière et continue du patient, au sein de son environnement : les soins varient en fonction des saisons, du lieu de vie, de la situation mentale et physique du sujet, etc…

    Et du coup, lorsqu’on tombe malade, on ne paie pas en lédecine traditionnelle chinoise ! Car on est sur un positionnement préventif plutôt que curatif.

    Le SEO gagnerait en effet a adopter le même principe !
    A méditer 😉

  2. Eric from Cloud Video Transcoder dit :

    Salut Killian, merci pour la suite de ton article 🙂 Nickel ! J’aime beaucoup l’approche « organique » que tu as du SEO, je pense exactement pareil.

    Pour moi le site (et le SEO qui s’y rattache) est quelque chose de vivant, qui évolue, va parfois dans le bon sens et parfois dans la mauvaise direction…

    Et bien sur il faut le suivre de sa conception (stratégie, réflexion, …) à sa naissance et ne pas hésiter à appeler le docteur au cas où 😉

    Bonne semaine à tous !

  3. lereferenceur from blog SEO dit :

    Malheureusement beaucoup de personnes mettent tout leur budget dans le site Internet. Et se disent Wahoooo il est trop beau mon site, et ne comprennent pas qu’ils n’ont pas de visiteurs.
    Et après ces personnes n’ont pas de budget pour se payer un SEO.

    Tout le monde pourrait investir dans un SEO même les plus petites boites, mais il y a toujours la peur de ne pas voir le ROI… Et ça depend beaucoup des agences web. Les offres de package les moins cher sont souvent inutiles, sans audit et reco avant.

  4. Accimmo dit :

    La clé du SEO pour 2013 c’est qu’il faut penser à la place Google. Google veut positionner en tête de sa première page, des sites de qualité. Il faut donc s’efforcer à proposer un site de qualité, cela comprend de nombreux critères, tels que l’optimisation interne, contenu à valeur ajoutée, maillage interne…

  5. Evenstood from Portail d'actualités Angers dit :

    Enfin un bon article qui parle de mesurer son égo un petit peu !

    Je te suis sur ta vision, même si aujourd’hui on peut encore faire un peu les fous en SEO, ça passe quand même de moins en moins bien et on ne berne plus les utilisateurs de la même manière.

    Bref, je te suis sur bien des points !

  6. Le Juge dit :

    Tiens – je retrouve des comportements clients la… tellement vrai – surtout le coup de fil a un SEO en cas de coup dur et généralement beaucoup beaucoup trop tard – De même le système de pensée « NON GLOBAL » avec les gens qui continuent de me demander a être 1er sur un terme bien précis et dans Google uniquement – le SEO est UN des leviers webmarketing parmi de nombreux autres – il doit être parti intégrante d’une stratégie plus globale!

  7. Jay from petit communiqué dit :

    100% d’accord avec ton article, surtout la première partie ! Pour la sur-optimisation on-site j’en viens même à faire sans les fameuses bases (pas de KW dans le H1 par exemple bien souvent)… Je n’optimise plus rien !

    Par contre derrière, un linking tout en douceur bien calculé et ça grimpe 🙂

    Très bon récap

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